Je pensais que laisser passer 48 heures après ce duel face au Servette FC avant de l’ouvrir allait permettre de me calmer, de trouver des points positifs et balayer les zones d’ombre. Mais que pouic. Ni plus ni moins que deux jours après ce derby de la peur qui a accouché d’une souris, je suis toujours partagé entre deux envies : celle de hurler dans mon oreiller ou de me mettre en position fœtale sous la douche.
Et comme je suis beau grinche, il n’y aura pas de « j’ai aimé » et je fonce donc ventre à terre en direction de ce qui pue méchamment du museau. La liste est volontairement non-exhaustive et je n’ai aucune envie de creuser davantage les points qui vont suivre car je tiens à ma santé mentale.
Je n’ai pas aimé :
-Ce LS qui a besoin d’un chien d’aveugle pour trouver le chemin des filets et qui ne sait plus gagner, forcément. Avec, de surcroît, une dernière victoire à domicile en championnat qui remonte au 25 avril 2026 (je précise volontairement l’année) et une dernière place au classement qui vient couronner le tout. On peut au moins dire que la bande à Elsner fait honneur à son maillot extérieur Lavaux puisqu’elle vendange allègrement et passe sa semaine post-derby à la cave du classement. On ne fait pas les choses à moitié ici ;
-Le projet sportif boiteux et un perpétuel (et usant) chantier estival qui nous force à attendre chaque saison la mi-octobre pour voir un groupe prêt. Soit après 3 mois de compétition et 10 matchs de championnat. Cet éternel manque de stabilité coûte des points au classement et de la patience en tribunes. Et comme si ça ne suffisait pas, ce joyeux merdier est enveloppé d’une communication à la sauce Henchoz qui fait peine à voir, à tel point qu’on se demande si elle a respecté la chaîne du froid. Mais au moins on fait d’une pierre deux coups : on passe pour des guignols sur le terrain et en dehors. L’art de soigner les contours ;
-L’incapacité crasse et chronique à gérer des flux de supporters, que ceux-ci se déplacent à pied, en train, en bus ou en tapis volant. Ce dimanche, c’est visiblement une erreur humaine dans l’aiguillage du cortège genevois qui a mis le feu aux poudres. Vivement le prochain épisode de cette mini-série tragi-comique.
Mais un beau jour, on finira bien par rire de tout ça. Car comme le disait Steve Allen : « La tragédie plus le temps égale la comédie. »
Védouble.
