Les espoirs lausannois ont été rapidement balayés. Une défaite avec les honneurs contre le grand YB c’est bien joli mais on s’en est quand même pris 5 et ce n’est pas vraiment idéal avant de recevoir l’imprévisible B’zona ce dimanche. Et comme le lendemain du match c’était la Journée Oser tous les métiers, c’est très tentant d’écrire que le trio arbitral s’est essayé respectivement aux professions de directeur de jeu et d’arbitres assistants. Vu le succès rencontré, j’aimerais beaucoup que leurs parents les dirigent vers une autre voie tant qu’il est encore temps.
J’ai aimé :
-Le public vaudois qui a été au rendez-vous. Plus de 7’000 personnes un mercredi soir, c’est pas trop moche. Mais je suis convaincu qu’on peut aspirer à mieux ;
-La performance du LS après le deuxième but bernois. J’ai vu une équipe qui a retrouvé des couleurs, engagée, joueuse, séduisante et qui a privé YB de ballon et de solutions. Des joueurs si entreprenants qui ont forcé Wicky à remanier son onze en seconde période. Custodio et ses potes sont passés à un cheveu d’égaliser mais le dernier rempart bernois a repoussé l’échéance. On se console comme on peut ;
-La débauche d’énergie de Suzuki, le récital de Sanches et le gros match de Spielmann aligné en attaque comme un neuf (et donc comme Marylin Monroe). Sorti sur blessure, j’espère que ce n’est pas trop grave ;
-Le son du rappeur lausannois Kingzer en avant-match qui semble (enfin) remanié et au goût du jour ;
-Le très beau but de Custodio ;
-Le LS qui joue long sur les côtés. Nos joueurs ont eu le mérite de tout tenter mais le mal était fait.
Je n’ai pas aimé :
-Recevoir un nombre incalculable d’e-mails de la part du club pour faire la promotion de cette rencontre et m’inciter à prendre un billet (les abonnements n’étant pas compris pour ce match). C’est intelligent de faire un maximum de publicité pour remplir le stade mais là on a frôlé l’abus. On aurait dit un planificateur financier qui faisait le forcing pour obtenir un rendez-vous chez un prospect ;
-Le marquage digne d’une mesure COVID sur les cinq buts. C’est impardonnable à ce niveau. J’aurais aimé davantage d’agressivité, quitte à découper un adversaire pour montrer aux visiteurs qu’ils ne vont pas passer une soirée les doigts de pieds en éventail ;
-Les tribunes qui se sont dégarnies avant la fin du match. Un concept que je ne comprendrais décidemment jamais. Ces gens devraient être interdits de stade ;
-La défense qui encaisse 5 buts. Même si en face c’est YB qui jouait sur un fauteuil, on doit davantage serrer les rangs et être plus solides. Sur la fin, on a frisé la correction quand les jeunes garçons ont montré un meilleur visage ;
-Se faire avoir sur un corner bernois. Cette phase de jeu est toujours excellement bien exploitée par les joueurs de la capitale et fait des ravages en Super League. Comment peut-on se faire avoir de la sorte ? Des fois j’en viens à me demander si la vidéo est suffisamment bien exploitée par le staff du LS ;
-En parlant de défense, notre gardien Raphael Miroir ne m’a pas du tout semblé serein ;
-L’approche de l’évènement couplé à la physionomie du match. Un classique, du réchauffé, vu et revu, hélas. L’art de se vautrer lors des grands rendez-vous, je ne le dirai jamais assez. Il y a le match contre Zurich me direz-vous, mais cela reste une exception ;
-Les 15 premières minutes synonymes de douche froide. Et c’est laque je suis obligé de parler du quart d’heure vaudois. Les joueurs semblaient aussi réveillés que vendredi dernier contre Schaffhouse. Les maillots sont presque identiques, certes, mais YB a plus de volume. Rien que de jeter un coup d’œil à la liste des remplaçants ça vous met dans l’ambiance. Alors si en plus de ça on attend 10 bonnes minutes avant de se mettre dans le bain, c’est peine perdue. Autant inviter un con à souper et l’écouter parler de boomerang ;
-L’arbitrage. Bordel mais comment peut-on se faire b****r de la sorte depuis quelques matchs ? Entre le toupet d’inventer un corner de toute pièce au nez et à la barbe des Lausannois, Benito le frustré qui aboie impunément et allégrement sur le directeur de jeu à plusieurs reprises, le nombre incalculable de fautes des bernois et le pénalty oublié sur Sanches, ça commence à faire beaucoup. J’espère que Magnin leur a passé un savon car il y a de quoi s’arracher les cheveux. Il faut une bonne fois pour toute que les « prestations » des directeurs de jeu soient, comme chez les jeunes arbitres, passées au peigne fin et que ceux qui commettent trop d’erreurs soient tout simplement mis sur la touche pendant quelques semaines ;
-L’immonde sticker de la Coupe de Suisse collé sur le maillot. C’est moche, imposant et pas du tout digne d’une compétition avec une telle histoire ;
-Ludo Magnin, dans Le Matin, qui précise en substance qu’on a des gamins qui ne savent pas ce que c’est de gagner, d’être attendu, de devoir dominer un championnat, et d’être projeté aussi vite face à tant de responsabilités. Ludo, permets-moi de te dire que je ne suis pas mais alors pas du tout d’accord avec toi. Tu as sous la main suffisamment de joueurs d’expérience (dont certains choisis par tes soins) qui peuvent entourer ces jeunes en manque de gagne. Donc non, cette excuse n’est pas valable. Et si le club et INEOS ne sont pas capables de bâtir une équipe pour monter et faire face aux difficultés attendues dans ce championnat ô combien ardu, c’est qu’on fait tout faux. On a tout pour bien faire, pourquoi en est-on encore à trouver des excuses et les diffuser en boucle à la mi- championnat ? Comment des clubs comme SLO et Yverdon peuvent mener la danse et sembler si intouchables avec pourtant des joueurs pas meilleurs que nous qualitativement parlant ? Alors certes, la saison n’est pas finie mais les faits sont là. On n’est pas encore sorti du sable et on va avoir encore 1-2 ongles à ronger voire quelques cheveux blancs à se faire d’ici la 36e journée. Quelle vie.
By Védouble.

« Les tribunes qui se sont dégarnies avant la fin du match. »
Malheureusement, le club a énormément à travailler là-dessus. Un mercredi soir, si tu viens en train et que tu dois, à la sortie du stade, attendre 15 minutes pour récupérer ton sac au vestiaire (Cette file d’attente !) puis ensuite attendre encore 20 minute un bus TL qui n’arrivera peut-être pas, je comprends que certains partent avant la fin. Le vendredi, c’est pas grave, le mercredi, c’est un peu plus chiant.
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Merci pour ton commentaire très pertinent. Le club a en effet encore du pain sur la planche pour fluidifier les différentes files d’attente (tourniquets en D, vestiaire et buvettes entre autres).
Védouble.
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