Flûtes et champagne pour Lausanne, les miettes pour Yverdon.

Croustillant sur le papier, émietté au fil du match, ce derby est parti sur les chapeaux de roues pour au final accoucher d’une souris au niveau du contenu. Mais, pour une fois, bibi s’en badigeonne allègrement le nombril avec le pinceau de l’indifférence car l’essentiel est ailleurs. Retenons cette première mi-temps où le LS a fait une clé de bras de 45 minutes à son adversaire, cette victoire au forceps qui nous propulse à cette tant convoitée deuxième place du classement avec seul petit point de retard sur le leader brumeux et un stade qui affichait complet, ou presque. La transition est tout faite. Nous partîmes quatre mille contre Thoune, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes douze mille en arrivant au stade ce dimanche. Parmi les mystères (historiques ou non) non résolus à ce jour, il y a notamment la Zone 51, ce qu’il y avait avant le Bing Bang ou encore le bateau fantôme Mary Celeste. A cette liste on peut sans trop d’inquiétude y ajouter le public événementiel valdo-lausannois qui sort de nulle part et qui est capable de se réunir à près de 8’000 comme par magie pour se greffer aux quelques 4’000 fidèles puis de repartir comme si de rien n’était.

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Ça va etre Thounois ! Ta gueule.

Inexistant, amorphe et le papier cul qui ressort du short, Le FC Lausanne-Sport n’a rien trouvé de mieux à faire que de laisser son adversaire du jour lui danser sur le bide devant une audience plus que médiocre. Résultat des courses (ou de la grosse commission, je vous laisse le choix), le FC Thoune revient à 6 points du LS alors que l’écart aurait pu être de 12 unités en cas de victoire des nôtres en ce dimanche de mars. Les hommes de Ludo Magnin ont ainsi été incapables de profiter du faux pas de Wil vendredi soir. Avec 3 points de plus au compteur ce dimanche à 18h30, on aurait le cul posé à la deuxième place avec un seul petit point de retard sur Yverdon. Ce même Yverdon qu’on va accueillir dimanche 2 avril prochain pour un match à la fois au sommet et de la peur. Ici c’est Lausanne et on aime se mettre dans la merde tout seul comme des grands, je ne vous apprends rien. Mais bon, il n’y a aucune raison de s’inquiéter si on en croit les plus optimistes (ou naïfs, c’est selon). Tout va bien dans le meilleur des mondes, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. On est en effet qu’à un point de la deuxième place, le club publie le match des Vaudois après celui du 1018 comme si de rien était, la fondue est à CHF 59.- et ça ne semble choquer que moi, les joueurs se sont rendus à la Pasta Party de la Confrérie à la fin du match, le LS annonce plus de 4’000 personnes présentes pour ce match alors qu’on doit tout juste flirter avec les 2’800 (et encore, il faut avoir forcé sur le chasselas) et les excuses continuent de fleurir après chaque contre-performance. Et au milieu de tout ce joyeux merdier, le public lausannois aime souffrir, être pris pour un con et tendre les deux joues en suppliant son bourreau de lui faire mal. Les années passent et il y a des choses qui ne changent pas dans la capitale vaudoise, au contraire de la coupe de cheveux de Bernede.

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A vive allure, le LS s’accroche au bon wagon et ne rame plus.

Celle des grands jours avant de monter dans le train, grosse pendant le match et toute petite le lendemain, la mine peut se décliner sous plusieurs formes. Vous l’aurez donc compris, ce pèlerinage en terres neuchâteloises n’a pas été sponsorisé par la Croix-Bleue romande et je dois avouer que cela m’en touche une sans faire bouger l’autre. Bilan de la soirée ? Un pantalon taché de bière, des souliers qui collent, un match vu d’un œil, des thèses qui ont fusé dans tous les sens et trois nouveaux points qui viennent confirmer un début de deuxième tour express. En parlant d’express, ce compte-rendu le sera car il n’y a pas beaucoup de matière à trier à la suite de ce déplacement, tant j’avais le regard davantage aiguillé en direction du fond de mon verre et que les valises accrochées sous mes yeux le lendemain matin en disaient long.

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Mûr, Olivier secoue les filets et la Tuilière verse dans l’euphorie.

Et de deux ! Après avoir botté le cul du bruyant voisin qui dérange, le FC Lausanne-Sport enquille et continue sa moisson estampillée « 2023 ». Ce n’est que la deuxième fois cette saison que notre équipe préférée remporte deux matchs de suite. Pour les acharnées et acharnés de statistiques, il faut remonter à la fin du mois de juillet 2022 et des succès contre Schaffhouse et (déjà) Aarau afin de retrouver un tel bilan. Mais, contrairement au début de saison où le LS mettait des points au frais en dépit d’un jeu un peu brouillon, ces deux premières sorties ont prouvé à bien des égards que ce n’est plus la même musique. Place à présent à davantage de confiance, de solidité, de maîtrise et, surtout, à un jeu alléchant.

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A Lausanne à petons on dépasse les Lions.

Je suis d’humeur guillerette, vous l’aurez compris. Au point que de m’inspirer de l’entrainante Complainte de l’heure de pointe de feu Joe Dassin pour créer le titre de cet compte-rendu sonne comme une évidence (disclaimer : vous l’aurez aussi toute la journée dans la tête. De rien, c’est offert par la maison). Et pourtant, tout semblait bien mal emmanché à l’approche de ce derby lausannois: une pelouse enneigée à quelques jours du coup d’envoi couplée à une météo glaciale qui n’allait rien arranger du tout et un FC Lausanne-Sport fébrile et en manque de confiance qui restait sur 3 nuls et 2 défaites lors des 5 derniers matchs de championnat. Sans oublier que la dernière victoire remontait au 21 octobre contre Thoune et que le dernier succès hors de notre jardin datait du 12 août à Neuchâtel. Et pour couronner le tout, notre adversaire à crinière était en pleine bourre, avait le vent dans le dos et nous devançait de 6 points au classement.
Vous complétez ce savant mélange avec notre respect des classiques, à savoir se vautrer lorsqu’il s’agit de répondre présent dans un match à enjeu et vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer. Il fallait donc être salement motivé pour miser une pièce sur une victoire du LS. Mais en ce dernier dimanche de janvier, le LS a eu la bonne idée de remettre l’église au milieu du village et de faire taire les plus sceptiques, bibi en tête de gondole. A l’aube de cette seconde moitié de saison, les cartes sont ainsi redistribuées et on repart du bon pied. Attention toutefois de ne pas s’emballer car on n’a de loin pas fini de trembler. Mais nom d’une pipe en bois, qu’est-ce que ça fait du bien. Donc savourons !

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Un match nul.

Pour la réception de Bellinzone, le LS inaugurait son Espace Famille et a mis les petits plats dans les grands pour attirer les familles et donc les enfants avec moulte activités et à coups de billets à prix très réduits. La démarche est louable mais, forcément, ça a coincé là où ça compte vraiment : le terrain. Et présenter une telle bouse durant 45 minutes devant des enfants qui n’ont rien demandé, c’est à la limite du pénal.

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La situation s’est (trop) vite dégradée et il faudra prendre un autre rendez-vous pour une nouvelle Coupe.

Les espoirs lausannois ont été rapidement balayés. Une défaite avec les honneurs contre le grand YB c’est bien joli mais on s’en est quand même pris 5 et ce n’est pas vraiment idéal avant de recevoir l’imprévisible B’zona ce dimanche. Et comme le lendemain du match c’était la Journée Oser tous les métiers, c’est très tentant d’écrire que le trio arbitral s’est essayé respectivement aux professions de directeur de jeu et d’arbitres assistants. Vu le succès rencontré, j’aimerais beaucoup que leurs parents les dirigent vers une autre voie tant qu’il est encore temps.

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Impuissance 4.

Supporter le LS n’est de loin pas un long fleuve tranquille, comme en attestent les 18 derniers mois, pour ne citer qu’eux. On le sait toutes et tous au point de ne plus pouvoir l’entendre, cette Challenge League cuvée 22/23 est difficile, chaque équipe peut battre tout le monde, des défaites il y en aura, il faudra lutter jusqu’au bout et le classement très serré après un peu plus d’un tiers de championnat en est la preuve. Jusqu’ici tout le monde est d’accord, moi le premier. Je peux paisiblement vivre avec cela car c’est lot de toute équipe de fotbale. Mais perdre 4-0 à Yverdon, c’est non. Si on prétend être le club numéro un du Canton et qu’on veut jouer la montée directe, il est impératif d’offrir un meilleur visage. Perdre est une chose, se faire ridiculiser de la sorte en est une autre. Une telle prestation, un tel score et une chute à la quatrième place du classement, autant provisoire soit-elle, sont très délicats à avaler.

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Thoune n’a pas été facile.

J’étais bourré (le mot est peut être mal choisi) de bonnes intentions en me rendant au match hier soir. En vrac : ne pas trop charger la mule, boire de l’eau régulièrement pour éviter le mal de crâne de douze le lendemain, ne pas exagérer sur la malbouffe et éventuellement couronner le tout en allant faire un peu de sport le samedi matin. C’était bien beau sur le papier, vous me direz. Trop beau, même. Un peu comme un « partenariat » avec un club du sud de la France. Vous l’aurez compris, si bibi pond une telle entrée en matière c’est que forcément tout a complètement merdé et que j’ai fait encore un peu des bulles au réveil. Le sport du jour se résumera donc à de courts déplacement canapé-frigo-toilettes et à quelques menus mouvements de mes doigts et poignets pour écrire ce compte-rendu. Ce sera tout et c’est pas plus mal. Pour le fun et la magie, il vous faudra repasser car je n’ai plus 20 ans.

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Veni, Vidy, pas Vici.

Cardiaques s’abstenir ! Après des performances de haut vol, notre FC Lausanne-Sport nous offre une prestation toute moisie face à un surprenant voisin qui n’a absolument rien volé. Les retrouvailles avec la Pontaise ont ressemblé à celles avec nos ex : on s’attend à beaucoup pour au final repartir la queue entre les jambes. 

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