On doit Sow contenter d’un point.

Quoi dire quoi dire. Le FC Lausanne-Sport sauve un point ou en laisse partir deux, question de point de vue. Et de vous à moi, il faut vraiment se lever de bonne heure pour essayer de comprendre où va ce LS cette saison. On a les soucis qu’on mérite.

Si on est sérieux deux petites minutes, la bande à Magnin ne doit jamais repartir avec autre chose que la totalité de l’enjeu samedi soir face à ce YB-là, fraîchement qualifié en Champions League et donc logiquement un poil fatigué voire peu concerné. Et avec un homme de moins sur le terrain durant un gros quart d’heure. Tout avait pourtant pas trop mal commencé, le LS débute fort, combine bien, domine et se montre dangereux à plusieurs reprises. Concentrée et appliquée, on se dit que cette équipe peut ramener quelque chose de son déplacement. Et personne ne s’en plaindra.

Vous voyez où je vous emmène ? Celles et ceux qui savent ne dites rien. Je poursuis. Diabaté manque son duel face au portier bernois, Sanches l’imite et Sène ne cadre pas sa tête alors qu’il se retrouve seul à cinq mètres des filets. Usant. Bon, pas besoin de tenter l’effet de surprise, vous avez forcément deviné la suite. Les Bernois ouvrent le score avec un but aussi joli qu’évitable juste avant la mi-temps. Les Lausannois, passifs et spectateurs, ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et rentrent au vestiaire la queue entre les jambes mais surtout menés d’une longueur. Un énième match où les joueurs du LS boivent le thé et se tartinent de Perskindol à la pause en ne comprenant pas pourquoi ils doivent bêtement courir après le score. Un classique. Il faut quand même être sacrément solide pour supporter ce club.

Heureusement, notre équipe a fini par égaliser en seconde période grâce à une belle élévation et à un sublime coup de casque de Karim Sow. Ça fait tout drôle de voir un centre qui finit sur le crémole d’un Lausannois et non au 3ème poteau. Et je ne vais pas vous mentir, on était beaucoup à être surpris-e-s de voir notre numéro 71 figurer parmi les titulaires mais il a fermé le clapet à plus d’une personne ce samedi soir. Un match solide de sa part, sans ratures et c’est lui qui fait ce qu’il faut pour qu’on rentre avec le minimum vital à la maison. En espérant que cette partie et son premier but chez les pros lui donnent la confiance nécessaire car on aura besoin de tout le monde cette saison, et notamment de défenseurs centraux. En effet, Gábor Szalai n’est déjà plus un joueur du LS et retourne en Hongrie après seulement 8 petits mois à Lausanne. Bon vent à lui. Le club a donc quelques jours d’ici à la fin du mercato pour engager un 4ème défenseur central. Et plus si affinités.

Revenons à nous moutons. Ludovic Magnin pouvait compter sur Poaty, de retour de blessure plus vite que prévu. Il a aussi remis Custodio derrière à la place de Giger et a intelligemment à nouveau misé sur Roche devant la défense. Notre milieu suédois a été excellent, il mérite de jouer davantage et avoir un vrai 6 sur la pelouse bonifie cette équipe et apporte un certain équilibre. Enfin, Okou a donné le tournis à un ou deux joueurs bernois qui doivent encore avoir les cervicales qui couinent et Oviedo a les crocs et exploite à merveille les bouts de matchs auxquels il a droit. Espérons que ce soit le « tueur » qu’il nous manque.

Au final, le LS a répondu présent et aurait, comme trop souvent, mérité beaucoup mieux. Ce manque d’efficacité et de tranchant à la finition commencent à en ronger plus d’une et plus d’un. Il serait gentiment temps d’effectuer les bons réglages car sinon on sera plus proche du taupe 6 que du top 6.

Pour le reste, c’était un déplacement que je qualifierais de soyeux. Un horaire parfait, un voyage court mais festif, une très bonne ambiance en parcage et un superbe accueil des Bernois, que ce soit au stade ou à la buvette. Le service était rapide, efficace et la bière délicieuse. Ça change. C’est incontestablement le haut du panier en termes de buvette. Si on fait bien sûr abstraction du sauvignon blanc et du merlot qui avaient sale mine et vendus dans des verres avec un couvercle (je n’ai pas osé) et du bretzel (ça j’ai osé) tout sauf frais du jour et qui devait donc dater de la dernière fois où Pafundi a porté la tunique du LS en championnat.

Bonus : ce court mais bon déplacement est également résumé en vidéo, en moins de 15 secondes. Soit le temps qu’il faut pour commander ses bières à la buvette du Wankdorf, payer, être servi et repartir tout guilleret.

Védouble.

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