Quoi de mieux qu’une belle victoire pour célébrer le 4ème anniversaire des Ponthèses ? Je vous le demande.
Suivre le FC Lausanne-Sport (plus de près que de loin) n’est pas de tout repos. Après une série de matchs sans victoire longue comme un jour sans pain, on s’est plus ou moins toutes et tous demandé comment notre équipe allait s’en sortir face à un Yverdon qui restait sur deux victoires (sic !). Pas besoin d’avoir fait la Sorbonne pour analyser la situation. En cas de victoire, on revient à cinq points de notre adversaire du jour, on se relance et on retrouve la confiance. Pire, en cas de défaite, onze points nous sépareraient d’YS, tensions et tutti quanti en plus. Bref, un scénario à éviter. C’est mieux pour tout le monde.
Bon, pis comment ? Une première mi-temps à sens unique, à finir presque aphone à force de gueuler comme des putois. Mais surtout fiers comme Artaban avec nos bobines d’ahuris en admirant les schémas huilés, la domination lausannoise et les buts. Il faut profiter de ces moments, on est assez bien placé pour le savoir.
Mais le LS entame la seconde période de la manière la plus lausannoise qui soit, c’est-à-dire en paniquant et en tremblant des genoux par moments. Un classique. (Trop) mal habitués, on est allé jusqu’à imaginer un retour d’YS à 3-3 avec l’extrait de l’interview à la fin du match qui va avec : « C’est un bon point arraché contre une bonne équipe d’Yverdon. » Plus sérieusement, je n’ose pas imaginer la gueule du trouillomètre si les visiteurs avaient mis le 3-2. Heureusement, la bande de Magnin a tenu. Le pénalty repoussé par Letica nous a fait monter la sève mais c’est à peu près tout pour cette deuxième mi-temps. Rideau.
Une victoire importante devant une affluence décevante. Une chose est sûre, ce n’est qu’en évoluant de la sorte que cette belle équipe pourra ferrer son public. Autrement dit en continuant à produire du jeu, en étant séduisante et, surtout, en gagnant des matchs. Y’a pas de miracle. Et même ma chère maman m’a envoyé un message à la fin de la rencontre : « Tu dois être content du match. » Cela en dit long. Si même elle, adepte du « Il faudrait leur donner à tous un ballon comme ça pas de jaloux » s’y met et m’écrit après une victoire, c’est que c’était gentiment le moment de rentrer chez soi avec les trois points dans la poche arrière du falzar.
Védouble.