Allez, il n’y a pas grand-chose à sortir de ce match mais Les Ponthèses vont quand même au charbon. Ainsi, et contrairement à notre cher et tendre FC Lausanne-Sport, je vais boucler ce week-end avec 3 points.
1. On débute avec Pafundi. Ce jeune italien est un phénomène. Profitons car des joueurs comme ça on ne risque pas d’en voir passer des wagons à Lausanne. Contrairement à (beaucoup) d’autres, il n’a pas besoin de douze ballons pour se montrer dangereux et faire bégayer les défenseurs adverses. Après je lui souhaite bien du courage car il risque de vite péter une durite dans cette équipe au vu de la forme des troupes actuellement. Comment tu veux en effet qu’il reste calme quand tu vois qu’il tente un une-deux en donnant le ballon rond à un coéquipier et que ce dernier le lui rend carré ? En même temps, quand tu sais que certains ont des cartons à pizza à la place des souliers de foot, il ne faut pas s’attendre à des miracles ;
2. On poursuit avec Magnin après le match dans le Blick. Un interview apparemment réalisée sans trucage. Notre Ludo national affirme que c’est je cite « le match qui me frustre le moins. » Mais qu’est ce qu’il ne faut pas entendre. Est-ce qu’on peut arrêter d’enculer les mouches deux petites minutes, s’il vous plait ? Alors oui, c’est en effet moins frustrant que contre Lucerne et Zurich mais on pouvait difficilement faire pire. Mais on perd un énième match, le public rentre (une nouvelle fois) chez lui énervé et frustré car il voit le même cirque chaque semaine, constate que son équipe n’y arrive tout simplement pas et court après une victoire depuis fin novembre 2023 et notre coach a le toupet de dire qu’il est moins frustré. Sérieusement, on est là Ludo ? Je veux bien que ce soit une interview à chaud (tout comme cet article) mais on peut arrêter de se foutre de notre gueule une fois, juste pour voir ? La Super League vue du bas, c’est rigolo 5 minutes. Un peu de fierté, bordel.
Ah et attendez, ce n’est pas fini. Vous ne savez pas la meilleure ? Toujours Magnin et toujours dans le Blick, cette fois au sujet du mercato hivernal : « Avec la renommée de nos propriétaires, les prix augmentent et certains joueurs signent ailleurs pour trois fois moins que ce qu’ils nous demandaient. » C’est donc maintenant la faute des sousous d’Ineos si des transferts nous passent sous le pif ? C’est ça qu’on doit comprendre, Ludovic ? On rigole bien à Lausanne, mazette ! Les excuses sorties du chapeau deviennent usantes et ça commence à bien faire. Il n’y a qu’au LS qu’on entend des choses pareilles. Quand notre propriétaire verse des salaires confortables sans être trop regardant sur la marchandise livrée, ça ne gêne personne visiblement. Il faudrait donc voir pour arrêter de geindre et comprendre que les autres veulent aussi en profiter et obtenir leur part du gâteau. C’est le jeu, ma pauvre Lucette ;
3. On termine avec la dernière trouvaille du club qui affiche des mains qui applaudissent sur les écrans du stade lorsque les joueurs entrent sur le terrain au début du match. Bientôt ils nous diront comment nous devrons célébrer les victoires étant donné qu’on ne sait plus comment ça fonctionne. Ce club me rend chèvre.
Bon, et la suite ? Un mois de février crucial sur le terrain et en coulisses, et ce n’est que le prénom. Trois matchs plus qu’importants et un mercato que notre club se doit de boucler avec soin. Je crois qu’on est toutes et tous plus ou moins d’accord pour dire que le top 6 ce ne sera pas pour cette saison mais on a les cartes en main pour vivre un printemps tranquille. Et ce ne serait pas de refus. Ces matchs contre le SLO, Yverdon et Winterthour nous diront si on peut souffler la moindre et mettre 2 équipes dans le rétro, si le staff doit commencer à analyser Thoune à la vidéo pour un barrage de tous les dangers ou, pire, sentir le SLO arriver ventre à terre et trembler jusqu’à la dernière minute de la dernière journée. Le FC Lausanne-Sport fait face à des défis qui doivent être pris au sérieux s’il veut avoir son rond de serviette à la table des douze meilleures équipes du pays la saison prochaine. Et on n’est pas en train de parler de papet.
Védouble.
