Je n’ai pas envie d’épiloguer durant des plombes. Comme (trop) souvent, notre FC Lausanne-Sport a fait du FC Lausanne-Sport, le Kop Sud et le public bleu et blanc ont répondu présent puis tout ce petit monde a quitté le stade la queue entre les jambes. Pour les amatrices et amateurs de sensations fortes et de dépaysements, mieux vaut passer votre chemin.
J’ai aimé :
-L’avant-match sur la terrasse devant notre belle Tuilière, le cortège qui s’en est suivi et les retrouvailles avec ce bloc N que je n’avais plus revu depuis le funeste match contre le FC Thoune en mai 2018. C’est aussi l’occasion de se rappeler que notre club fait du surplace sportivement depuis plus de 5 ans avec INEOS aux manettes. Et une balle perdue, une ;
-Le bloc N très bien garni et qui débordait même sur les côtés, comme bibi au sortir de l’hiver ;
-Que Ludo fasse à nouveau confiance à Roche au milieu. Ce dernier a sorti un très bon match et est en plus très agréable à regarder jouer. Il est également venu tout seul, après ses coéquipiers, devant le bloc N pour applaudir les supportrices et supporters du LS. Belle mentalité mon garçon ;
-Bernede. Il s’arrêtera où notre Antoine ? Il s’embellit au fil des rencontres et devient indispensable. Quel régal ;
-L’excellent arbitrage. Ça fait tout drôle de voir un arbitre qui sait se faire respecter et sans en faire des caisses ;
-Que mon papa se décide à venir au match avec mescolles. Mais je doute qu’il revienne de sitôt le pauvre ;
-Le sublime coup-franc de Kalu. Avant la frappe, mon acolyte me demande « Il sait tirer les coup-franc Kalu ? » On a vite été fixé ;
-Kalu, toujours. Il nous a offert de jolis gestes sur son aile et semble gentiment monter en puissance. S’il continue sur cette lancée il peut faire mal, très mal ;
-Le but de Sène qui y croit et ne lâche pas. Notre numéro 9 court beaucoup mais peine toutefois à trouver sa place sur le terrain. Je n’arrive toujours pas à dire si Magnin l’utilise à bon escient.
Je n’ai pas aimé :
-Que Magnin nous dise dans la presse après le match qu’il a été surpris que le SLO n’effectue pas son pressing habituel et commence la partie en jouant bas (et ce de manière involontaire parait-il, y’a quand même qu’à nous que ces mésaventures se produisent). Le prochain grain de sable qui va enrayer la machine sera la couleur du sifflet de l’arbitre vous verrez ;
-Apprendre après la partie que notre coach a été hospitalisé ces derniers jours. Bon rétablissement Ludo et prends soin de toi ;
-Labeau. On se décide quand à arrêter les frais ? Cela fait plus de 6 mois qu’il n’en fait pas une de bonne. A-t-il réellement le niveau de Super League ? La question mérite d’être posée. Et j’attends qu’il m’explique pourquoi il ne fusille pas Da Silva en toute fin de match et tente une passe à la place. Il lui faut un ordre de marche pour frapper au but ? S’il était défenseur de métier, je veux bien accepter que la cheville soit aussi solide que du sagex quand il s’agit de réaliser le dernier geste face au but après être parti comme une balle. Mais pas là, pas lui, pas maintenant, pas une poignée de minutes après son entrée en jeu et la fraicheur à la fois mentale et physique qui va avec. Il doit mettre tout le monde d’accord, fin du débat. Pendant ce temps, un certain Aldin Turkes soi-disant « fini » plante ses goals à l’autre bout du pays. La saison est encore longue dirons les plus optimistes mais, après 11 matchs, les faits sont là et il n’y a pas de quoi pavaner ;
-Suzuki qui, malgré sa titularisation amplement méritée, n’a hélas pas convaincu. Jour sans ou notre virevoltant numéro 28 n’a pas (encore) les épaules pour être titulaire en Super League ? Vous avez 4 heures ;
-Les deux erreurs de Dussenne. Je n’ai aucune envie de lui tomber dessus car de un cela arrive même aux meilleurs et de deux il va largement se rattraper sur la durée, il n’y a aucun doute là-dessus ;
-Les corners. 16 coups de pied de coin à 1 pour le SLO. Je laisse ça ici, vous en faites ce que vous voulez ;
-La prestation de Diabaté qui a raté tout ce qu’il a entrepris. Tu lui faisais une passe et il te rendait le ballon carré. Et quand on voit l’acrobate avec sa tignasse qui lui tombe devant les mirettes sur la photo d’équipe, c’est normal qu’il ne mette pas un pied devant l’autre. Sans oublier qu’il a filé aux vestiaires dès le coup de sifflet final. A croire qu’il avait peur de ne plus avoir d’eau chaude. Décevant ;
-L’organisation à l’entrée du bloc N. Si je vous dis qu’ils n’étaient pas équipés pour scanner nos billets, vous me croyez ? Même le FC Echichens ou le SC Brühl en Coupe étaient mieux organisés que le SLO samedi soir. Alors soit ces derniers sont des radins qui aiguisent les lames de leur tondeuse à gazon dans un local fermé pour ne pas perdre le bruit, soit ils sont tout simplement incompétents. Là aussi, je ramasse les copies dans 4 heures ;
-La gestion du match. On mène 1-0, on rate un pénalty, on reprend l’avantage à 10 minutes de la fin de la rencontre mais on finit avec un triste partage des points, le tout en priant de ne pas encaisser le 3-2 dans les dernières secondes. Il est là mon Lausanne !
-La sortie de Sanches à la 70e. Il faut m’expliquer ;
-Assister une nouvelle fois à un match plus que moyen. La saison risque d’être longue ;
-Le prix des billets dans le secteur visiteur, à savoir CHF 30.- pour un adulte. Avec une telle politique de prix ils ne peuvent pas s’offrir leur propre speaker ?
-Ah tiens, le speaker justement, parlons-en. Je fouille dans le compte-rendu du match contre le SLO à la Pontaise en janvier, rubrique « je n’ai pas aimé » et ressors ceci, c’est plus simple : « Le speaker qui officie tant aux matchs du LS que du SLO. Et comme je l’ai déjà dit, l’entendre hurler sur les buts stadistes ça me donne envie d’aller le sortir de sa cabine à coups de pieds au cul. Maintenant il choisit, c’est soit le LS, soit les autres. Mais pas les deux, faut pas pousser. La prochaine étape c’est quoi, on leur prête un jeu de maillots, de la lessive en poudre ou la carte BP pour aller faire le plein ? Chacun sa merde, qu’ils se débrouillent. »
On fait le bilan calmement
Après 11 matchs de championnat et donc un affrontement contre chaque équipe, il est temps de tirer un petit bilan. Seulement voilà, il n’a pas fière allure. Appelons un chat un chat, ça pue même de la gueule. Voyez plutôt : 2 victoires, 3 nuls, 6 défaites et une avant-dernière place au classement. Et si on se penche rapidement sur les victoires, on constate que la première porte la signature de Baldé en toute fin de match à Bâle et que la seconde s’est dessinée grâce à 2 pénaltys contre Lucerne. Et pis c’est tout. Circulez il n’y a rien à voir. En 11 rencontres de Super League, on n’a pas eu l’occasion de suivre un match tranquille, sans trembler et avec une victoire au bout. Pire, il n’y a toujours pas d’identité de jeu, de schémas offensifs, de finisseur devant et surtout de succès qui puissent mettre tout le monde d’accord et qui remettent aussi l’église au milieu du village. On ne sait pas trop où on va mais on se dit que sur un malentendu cela peut marcher. On n’a pas le droit au bonheur comme dirait l’autre. C’est d’un triste. Un peu comme lorsque tu es au restaurant et que tu attends ta commande comme un con car le serveur t’a oublié mais que toutes les tables autour de toi mangent à leur faim. Le festin attendra, ma fois tant pis. Sans oublier notre incapacité chronique à réagir quand nos adversaires modifient leur système de jeu et challengent Ludo et son staff. Un seul boulon mal vissé et tu as l’impression que la machine s’enraye. Mais si vous voyez des raisons de vous enflammer, j’ouvre grand les oreilles. En attendant, les eunuques ont de beaux jours devant eux. Ce n’est pas demain la veille qu’on va se pisser dans les yeux on dirait.
On est déjà fin octobre, novembre pointe le bout de son nez et le temps presse pour notre LS qui a un train de retard à la fois au classement et dans sa manière de bosser. En clair, INEOS a davantage saboté qu’aidé le club cet été en chipant Baldé contre le cours du jeu pour qu’il finisse par prendre la poussière sur le banc à Nice. INEOS et le football, c’est tout sauf une histoire d’amour. Pour imager le truc, disons que tu ne les fous pas chefs de projet pour la construction de la baraque car la première nuit tu te prends la cheminée et les tuiles sur le coin de la gueule. Je ne rigole qu’à moitié. On touche le génie du bout du doigt. Des seigneurs je vous dis.
Sans parler de la perpétuelle absence d’un directeur sportif qui retarde non seulement notre progression mais aussi la mise en place d’une vision et d’une identité. Et il paraitrait même que c’est à Ludo Magnin de valider le futur directeur sportif. On parle de son supérieur hiérarchique si jamais, hein. On marche sur la tête, c’est prodigieux. Je poursuis avec le président. Lui on n’en parle même pas. Soyons honnêtes deux petites minutes. Il est sympa comme tout mais il a hérité de ce poste car il habite dans le coin, il fait ses courses à la Coop et a certainement dû dormir durant une séance à Rolle et s’est réveillé en hurlant « YES ! », tout comme Chandler Muriel Bing qui a ensuite été catapulté à Tulsa. Donc voilà, INEOS s’est dit que ce serait une bonne idée de lui filer un petit 20% à la Tuilière et on doit ainsi se démerder avec lui. Les idiots du village c’est nous, vous pouvez arrêter les recherches. Y’en a point comme nous et ce n’est pas prêt de changer.
Dans l’immédiat, c’est au niveau du classement qu’on peut et qu’on doit agir en dépit d’un retard qui commence à se creuser avec la barre. Et cela tombe bien puisque l’occasion de se rattraper se présente dès dimanche dans notre forteresse. Magique, non ? On ne va pas tortiller, il faut dans un premier temps battre Bâle, Lugano et Yverdon en championnat et repartir avec 9 points. 7 passeraient encore mais visons le carton plein. On a assez semé en route, ça suffit. Cela signifie par ailleurs qu’il est formellement interdit de merder dimanche et de relancer un FC Bâle qui fait peine à voir et qui n’a pas encore inscrit le moindre but en octobre. Notre club est champion du monde en la matière et il est grand temps que cela cesse. Et si au beau milieu de tout cela on peut franchir un tour en Coupe et aller en quarts on ne va pas cracher dans la soupe. Si vous lisez comme il faut entre les lignes, vous comprendrez que là aussi c’est la victoire ou rien. Il y en a marre des beaux discours, des excuses et des désillusions. On ne demande pas la lune pourtant.
Pour finir, la question se pose de savoir si nous sommes destiné-e-s à lutter au fond du classement en avançant clopin-clopant, en grattant des points sur un malentendu tout en tremblant des genoux jusqu’à la fin de la saison ? Ou si au contraire on peut légitimement espérer autre chose et « rêver » d’une saison normale qui pose solidement les bases de la suivante et ainsi de suite ? Les cartes sont non seulement entre les mains des joueurs, de Ludo Magnin et de son staff, mais également entre celles de la direction. A vous de jouer Messieurs, ne nous décevez pas !
ALLEZ LAUSANNE, BORDEL !
Védouble.

2 choses :
Le premier est que le SLO avait son propre speaker à Samaranch (et un très bon). Ma théorie est que « notre » speaker dors probablement à la Pintade. Donnons lui 5 balles pour la marmotte et trouvons lui un vrai Taff.
La deuxième, j’aimerais parler de l’opération « Marée Rouge ». Même dimanche aux votations, les « gôchôs ont floppés. Alors la prochaine fois, à défaut de public, mettre une buvette digne de ce nom et pas une charette qui s’effondre parce qu’elle ne tient pas sur ses pieds (véridique), ce serait un bon début pour un club pareil.
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