Fidèle à son plan de route, le FC Lausanne-Sport emprunte bêtement les chemins les plus escarpés, abandonne des points précieux derrière lui et se met dans la mouise tout seul comme un grand. La rencontre d’hier dans la principauté cristallise à elle seule presque tous les maux qui frappent le club cette saison. Il n’y a pas encore péril en la demeure mais un petit coup de gueule s’impose.
On le sait, quand Labeau tousse c’est tout le LS qui est malade. Il paraitrait même que le speaker de la Tuilière en perdrait son accent, c’est dire. On ne peut cependant pas en vouloir à notre numéro 96 car sans lui on regarderait le duo de tête de très loin avec des jumelles fixées sur les billes et on serait hors course depuis bien longtemps. C’est en outre tout à fait normal de connaitre un passage à vide mais on espère juste qu’il prenne fin le plus rapidement possible. Ce qui est plus grave en revanche, c’est que le club et la personne en charge du recrutement (si si, il y en a une) n’a pas été capable de lui trouver un allié en mesure de l’épauler voire de le remplacer sur la durée. Baldé est un transfert très intéressant, il peut certes créer des étincelles et parfois nous sauver les miches mais ce n’est pas encore un élément sur lequel on peut s’appuyer durant 90 minutes et qui peut enchainer les rencontres avec le même impact que Labeau. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, comme dirait l’autre.
Par ailleurs, j’en veux à ceux qui font preuve d’une nonchalance excessive, qui marchent sur le terrain, qui ne font pas les efforts à la perte du ballon, qui se croient (déjà) au sommet de leur carrière et donc pas obligés de livrer la marchandise pendant toute la durée de la rencontre. On peut parler de faute professionnelle et cette mentalité est destructrice non seulement pour le joueur lui-même mais surtout pour l’équipe. Que le joueur flingue sa carrière ça m’en touche une sans faire bouger l’autre à la limite car je ne suis ni son père, ni son agent ou encore son gestionnaire de fortune. Par contre, le voir traverser les rencontres comme un chien errant et se torcher la raie avec le maillot du LS ça a le don de me tendre. Que ceux qui ne veulent pas s’impliquer et se battre restent chez eux ou quittent le monde professionnel. Si le costume est trop grand ou pas adapté, il faut le retirer et aller voir ailleurs. C’est maintenant ou jamais que nous avons besoin de guerriers, de types qui s’arrachent, qui nous aident à tenir un résultat et qui tirent l’équipe vers le haut pour rejoindre la Super League à la fin de la saison. Notre effectif en compte quelques-uns mais ils ne peuvent à eux seuls combler le vide laissé par les tire-au-cul qui commencent à énerver les plus patientes et patients d’entre nous.
Ce dimanche à Vaduz, notre équipe n’avait pas la rage et n’a pas mis de rythme ni d’envie. Sans ces ingrédients, il faut être tombé de la table d’accouchement pour espérer ramener ne serait-ce qu’un seul petit point. Comme si ça ne suffisait pas, il y a aussi eu des contrôles ratés dans les 16 derniers mètres et un nombre fou de mauvais choix dans la zone 3. C’est impardonnable à ce niveau et cela prouve que certains ne sont pas concentrés et/ou concernés. Seuls quelques joueurs ont surnagé mais sinon c’était le vide, le trou noir. Des astronomes s’intéressent désormais à ce que propose notre équipe et ont parait-il déjà pris leur billet pour le match de vendredi. La prestation au Rheinpark est une honte, une misère et en plus de cela les salaires confortables vont tomber pendant que des acharné-e-s ont traversé le pays et consacré leur dimanche pour contempler ce fiasco.
C’est également désespérant de voir nos joueurs incapables de contenir l’avant-dernier du classement et de mener des contres de manière décente. Après la prestation merdique d’hier, qui n’est par ailleurs pas la première du nom et c’est d’autant plus rageant, on peut légitimement se demander si le club et l’équipe travaillent correctement la semaine pour gommer les erreurs et s’ils se donnent réellement les moyens et mettent tout en œuvre pour arracher cette promotion. Je me réjouis des belles phrases sur le compte Instagram du club et ceux des joueurs pour cacher la merde au chat. Pour ça il y a du monde, ça se bouscule et ça répond présent. Personnellement, j’en ai marre d’être pris pour un con chaque week-end ou presque, d’avoir l’impression de perdre mon temps et de voir systématiquement les mêmes manques. La pilule commence à avoir de la peine à passer chez moi. Si certaines ou certains se contentent de ça, grand bien vous fasse.
Que les optimistes se manifestent car j’ai de la peine à voir le verre à moitié plein après cette énième bouse. Le classement actuel est l’arbre qui cache la forêt mais plus pour longtemps. On ne peut plus se voiler la face. Après 30 matchs, on a par moments l’impression d’être encore en juillet 2022. Les schémas de jeu offensifs sont brouillons, les contre-attaques semblent totalement improvisées, les centres réussis se comptent sur les doigts d’une main d’un employé d’une scierie et l’équipe manque cruellement de caractère. Il n’y a bien entendu pas encore le feu, mais ça sent méchamment mauvais et les motifs d’inquiétude sont aussi nombreux que les buts de Brighton Labeau sous le maillot bleu et blanc.
Chers joueurs, il reste 6 matchs. Ce sont 6 finales donc on se bouge le derch et on finit cette saison en beauté !
Allez Lausanne, bordel.
By Védouble.
Mais tellement, mais tellement 1’000’000x d’accord sur 100% de ce que tu dis. « Personnellement, j’en ai marre d’être pris pour un con chaque week-end ou presque, d’avoir l’impression de perdre mon temps et de voir systématiquement les mêmes manques. La pilule commence à avoir de la peine à passer chez moi. Si certaines ou certains se contentent de ça, grand bien vous fasse. ». Mais c’est exactement le 100% de ma pensée et ce avec quoi je me bats à chaque match avec les gens qui se pleignent que je suis grognon. Mais B… ça fait 22 ans (oui, 22 B…. !) que l’on n’a ab-so-lu-ment plus rien fait de notable. Un club comme Lausanne ! Mais B….. ! Arrêtez les gens, de trouver ça normal ! « Oooooohhhh…. Il faut encourager au lieu de gueuler ! ». Ben voyons, c’est comme ça qu’îls éduquent leurs gamins aussi, quand ils ramènent que des 2 à la maison ? « Ooooooohhhh…. C’est pas grave, mon Chéri, tu feras mieux la prochaine fois. T’inquiètes pas, à 38 ans tu as encore le temps de terminer ta scolarité obligatoire ».
J’aimeJ’aime
Samedi passé, donc le jour avant le match, je suis allé arbitrer un match à la Tuilière et quelle fut ma surprise de tomber nez à nez avec Ludo Magnin. Après une bonne poignée de main et après lui avoir souhaité mes plus sincères encouragements, il m’a remercié et m’a promis que la Team ferait de son mieux. Mais une telle performance me laisse entreprendre que la prochaine fois que je le reverrai je n’hésiterai pas aussi à lui partager mes conseils et stratégies que j’ai imaginé pour l’équipe. Un club de plus en plus en vague dont on ne peut prédire la destination. C’est même à dire que la mentalité actuelle du club est quelque chose du genre
« Allez, y’a moyen que ça passe. »
Et si ça ne marche pas on prend les mêmes clowns, la même stratégie, et on laisse le sort du match entre les mains d’un dieu, qui s’il existe, a déjà depuis bien longtemps arrêté de fournir le moindre soutien au LS.
J’aimeJ’aime