Inexistant, amorphe et le papier cul qui ressort du short, Le FC Lausanne-Sport n’a rien trouvé de mieux à faire que de laisser son adversaire du jour lui danser sur le bide devant une audience plus que médiocre. Résultat des courses (ou de la grosse commission, je vous laisse le choix), le FC Thoune revient à 6 points du LS alors que l’écart aurait pu être de 12 unités en cas de victoire des nôtres en ce dimanche de mars. Les hommes de Ludo Magnin ont ainsi été incapables de profiter du faux pas de Wil vendredi soir. Avec 3 points de plus au compteur ce dimanche à 18h30, on aurait le cul posé à la deuxième place avec un seul petit point de retard sur Yverdon. Ce même Yverdon qu’on va accueillir dimanche 2 avril prochain pour un match à la fois au sommet et de la peur. Ici c’est Lausanne et on aime se mettre dans la merde tout seul comme des grands, je ne vous apprends rien. Mais bon, il n’y a aucune raison de s’inquiéter si on en croit les plus optimistes (ou naïfs, c’est selon). Tout va bien dans le meilleur des mondes, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. On est en effet qu’à un point de la deuxième place, le club publie le match des Vaudois après celui du 1018 comme si de rien était, la fondue est à CHF 59.- et ça ne semble choquer que moi, les joueurs se sont rendus à la Pasta Party de la Confrérie à la fin du match, le LS annonce plus de 4’000 personnes présentes pour ce match alors qu’on doit tout juste flirter avec les 2’800 (et encore, il faut avoir forcé sur le chasselas) et les excuses continuent de fleurir après chaque contre-performance. Et au milieu de tout ce joyeux merdier, le public lausannois aime souffrir, être pris pour un con et tendre les deux joues en suppliant son bourreau de lui faire mal. Les années passent et il y a des choses qui ne changent pas dans la capitale vaudoise, au contraire de la coupe de cheveux de Bernede.
J’ai aimé :
-L’entrée de Baldé et son implication. Il s’est battu et a gratté un maximum de ballons. Je l’ai senti plus altruiste que lors de ses dernières sorties au cours desquelles il cherchait systématiquement ou presque à faire la différence tout seul, quitte à foncer tête baissée dans la défense adverse ;
-Le but de Nanizayamo. Un acolyte me glissait à la mi-temps et la bière à la main, je cite : « il faut marquer dans les 15 premières minutes de la seconde période, c’est crucial si on veut espérer quelque chose dans ce match. » Fin de citation. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nani égalise six petites minutes après le thé. On exulte, on se regarde et on serre le poing en se disant que cette réussite va nous relancer dans une rencontre qui puait méchamment l’excrément moulé. Et ben non, que pouic. Le vide. Quand il s’agit d’enfoncer une punaise avec une masse, on arrive se la mettre dans l’œil tout seul comme des grands et finir par dire que c’est la faute de la masse, du vent ou de la neige. Voyez plutôt : Labeau glisse (décidemment, ces crampons..), Thoune ne se fait pas prier pour reprendre l’avantage et a même le toupet d’en mettre un troisième sans faire exprès. Je résume, on égalise à la 51ème et 10 minutes plus tard c’est 1-3 pour les visiteurs. Rideau. Quel match de merde, quelle vie ;
-Ne pas prendre de carton jaune. Rappelons que notamment Labeau et Schwizer étaient sous la menace d’une suspension contre Yverdon en cas de biscotte (aucun lien de parenté avec Mbala Mbuta) ce dimanche ;
-Constater le déclin d’Oberlin. L’homme dont la carrière tient à un sprint contre Benfica est en chute libre. On en a vu passer des chèvres à Lausanne mais lui c’est le haut du panier ;
-Le retour de Kuki sur le synthétique de la Tuilière à la suite de sa sale blessure. Il aurait mérité une belle ovation. Là j’ai l’impression que son entrée est passée totalement inaperçue et c’est dommage. Puisse son retour être bénéfique et nous aider dans ce sprint final ;
-La patte gauche de Gabi sur les corners. Un délice ;
-Magnin qui tente de renverser la vapeur en optant pour 4-4-2 et en faisant entrer Baldé. Mais le mal était déjà fait. Cette équipe n’avait ni le caractère ni l’envie d’aller chatouiller Thoune. Il va à présent falloir remobiliser tout ce petit monde car début avril on reçoit le leader Yverdon (j’ai eu de la peine à l’écrire) et tout autre résultat que 3 points sera considéré comme un échec. Peu importe qu’on marque le 1-0 d’un pointu, de la couille gauche à la suite d’un cafouillage ou de la glotte à la 95e, il faut gagner. C’est inutile de tortiller du cul ou de retourner le problème dans tous les sens. Je rappelle en passant qu’on a perdu 4-0 chez eux fin octobre 2022. Je sais pas vous, mais moi je n’ai toujours pas digéré cette humiliation. Si les joueurs ont des couilles, c’est le moment de les sortir et de les poser sur la table ;
-L’arbitrage. Une fois n’est pas coutume, je n’ai rien trouvé à redire. Un match très bien géré par Madame Staubli et ses assistantes. On était bien loin de l’arrogance de certains qui pètent plus haut que leur cul. Quand on décidera de mettre les arbitres incompétents et arrogants sur orbite, certains n’ont pas fini de tourner. Suivez mon regard ;
-Les sorties de balles. Il y a eu quelques jolis mouvements en zone défensive lorsqu’il s’agissait de ressortir proprement le ballon. Dommage qu’ensuite cela s’est résumé à badaboum devant et à envoyer Labeau au charbon.
Je n’ai pas aimé :
-Le début de match. Au lieu de serrer les fesses et de faire le dos rond contre un FC Thoune en forme, les onze titulaires ont choisi de commencer le match avec une main dans la poche, l’autre qui tient le café et en sifflotant Bienvenue à Galaswinda darla dirladada. Pas besoin d’avoir suivi un cursus au sein de l’UEFA Academy pour comprendre que ce n’était pas l’idée la plus lumineuse de la saison. Mal nous en a pris, et c’est le moins que l’on puisse dire. La cerise sur le gâteau reste le replacement défensif sur le 0-1. Il n’y a rien à redire, c’est un chef-d’œuvre. On a touché le génie du bout du doigt sur cette action ;
-La communication du club sur la présence des joueurs lausannois à la Pasta Party de la Confrérie à l’issue du match. Je cite : « Malgré le résultat du match, bonne humeur et partage ont été de la partie lors de la traditionnelle « Pasta Party » de notre club de soutien. Un grand merci à la Confrérie du LS pour l’organisation de cette soirée. Ce repas a constitué l’opportunité de partager des moments inoubliables entre supporters du club et joueurs de la première équipe. » Ils ont donc osé, plus rien ne les arrête. On perd lamentablement mais ça se permet d’écrire allégrement « bonne humeur » et « moments inoubliables ». On dirait qu’on a gagné 3-0 et que c’est la fête du slip. En ce qui me concerne, j’avais juste envie de rentrer chez moi et penser à autre chose après cette parodie de football. Libre à chacune et à chacun de vivre les matchs et digérer les défaites comme elle ou il le souhaite, ce n’est pas à moi de juger. Et je ne remets pas du tout en cause la présence des joueurs à cette sauterie. J’ai été le premier à bouéler que l’équipe devait se rapprocher de son public car au cours des deux dernières saisons c’était le néant absolu, même si le Covid n’a pas aidé. Fort heureusement, le club a compris qu’un changement devait être opéré et cela est notamment passé par le très apprécié évènement consacré aux abonné-e-s en début de saison. Mais revenons donc à ce communiqué. En lisant ces quelques lignes, j’ai sincèrement l’impression qu’on se fout de nous et que le LS tente comme il peut de faire passer la pilule avec la complaisance d’une Confrérie qui semble dire amen à tout. Pour certaines et certains, ça peut passer et c’est tant mieux. Mais pas chez moi. La priorité reste le terrain et je m’en fous de savoir que la bonne humeur était au rendez-vous autour d’un plat de pâtes trop cuites. Après un match aussi pourri et une telle défaite, il faut savoir doser ses publications, choisir ses mots et surtout se faire tout petit. C’est une question de respect. On doit être le seul club de football professionnel au monde qui agit de la sorte, comme si on était une amicale des contemporains ou un club de 5ème ligue ;
-Les balles arrêtées. Comment le mini-corner de Custodio qui suit l’égalisation arrive terminer au troisième poteau et demi ? Quand rien ne va.. ;
-Le manque d’agressivité, d’envie et d’idées durant ce match. Mais le plus grave reste l’absence de réaction et l’apathie après le 1-2. La machine lausannoise s’est soudainement grippée et il n’y avait dès lors plus rien à espérer. Pour un candidat à la montée en Credit Suisse-UBS-BNS Super League, c’est plutôt inquiétant ;
-La fouille à l’entrée du stade. On te casse les pieds pour des détails (le sac ne doit dépasser une feuille A4 nia nia nia) alors que, pendant ce temps-là, des enfants se promènent avec des pancartes plus grandes qu’eux pour gratter des maillots à la fin du match. Si le club veut faire une bonne action, il bannit ces bouts de carton pour de bon. J’en ai déjà parlé ici mais un petit rappel n’est jamais inutile ;
-L’affluence. Être moins de 4’000 (oui, on était moins de 4’000, faut arrêter de nous prendre pour des billes) un dimanche à 16h30 contre un adversaire de qualité et joueur c’est très triste. Mais pas de panique, le club annonce déjà 6000 (sic !) personnes pour le match contre Yverdon. Plus c’est gros, plus ça passe ;
-Le service au G bar. C’est vraiment de pire et pire et je vais finir par croire que c’est fait exprès. Je suis impatient de les voir en PLS contre Yverdon et les entendre dire qu’ils ne s’attendaient pas à devoir accueillir tant de monde ;
-La gastro qui s’est invitée dans le vestiaire lausannois. Je crois que le nouveau cuisiner va se prendre une chasse par Magnin ;
-La fondue accompagnée d’un verre de bienvenue et de trois bouts de salami qui se courent après pour la modique somme de CHF 59.- proposée au 1896 (je vous jure que c’est vrai). Et si tu veux voir le match ensuite, il faut encore sortir le crapaud puisque le billet n’est pas compris dans l’arnaque (je n’invente rien, promis). Le club a le culot d’appeler cela « l’expérience fondue ». En ce qui me concerne, j’ai d’autres mots qui me viennent en tête ;
-La très belle série de sept matchs sans défaite qui prend fin. Allez, je vais être optimiste : ce n’est qu’une petite trace de frein et le LS va très vite se remettre en selle ;
-Les relances de Dabanli qui me rappellent mes grandes années en 4ème ligue. J’en ai encore les yeux qui piquent ;
-L’incapacité chronique de cette équipe à se surpasser. Quand Labeau tousse, c’est toute l’équipe qui chope la tourista ;
-Sanches qui cherche à dribler dans ses 16 mètres au lieu de dégager la pelure en direction du parking. Cette suffisance m’agace et aurait pu coûter très cher. Si j’étais Ludo (on a le même accent, donc je me permets ce rapprochement), je lui ferais nettoyer le vestiaire pendant une semaine avec comme seuls ustensiles une brosse à dents pliable et 3 dl de flotte afin de lui apprendre les bonnes manières. Sorti à la mi-temps, notre gamin d’ici a au moins pu rentrer à l’heure pour regarder Sport Dimanche confortablement assis sur son canapé ;
-Le numéro de soliste de Kyeremateng qui nous a offert une prestation théâtrale de haut vol. Une simulation et un show digne des plus grands. Au royaume des couillons, on a trouvé le roi ;
-Revoir Gabi sous les couleurs thounoises et apprendre via la presse que ce n’était pas son choix de quitter le LS. Cela diffère donc totalement de ce qui avait été communiqué par l’ancienne Direction (oui, je mets tout le monde dans le même panier). Vous êtes surpris-e-s ? Moi pas ;
-Lire que Magnin disposait de tous ses joueurs à quelques jours du match et avait ainsi l’embarras du choix pour poser 11 noms sur le tableau blanc. Spoiler alert : ça a merdé. Et quand je découvre que notre coach ose dire à l’issue de la rencontre que c’est un match qu’on ne pouvait pas gagner, les bras m’en tombent. Pour la prochaine fois, merci de nous avertir en avance. On ira s’occuper autrement. Et si quelqu’un ou quelqu’une peut également lui dire qu’on passe bientôt à l’heure d’été ce serait bienvenu. Des fois qu’on voudrait mettre toutes les chances de notre côté et éviter de se faire surprendre contre Yverdon.
By Védouble.
