Pour la réception de Bellinzone, le LS inaugurait son Espace Famille et a mis les petits plats dans les grands pour attirer les familles et donc les enfants avec moulte activités et à coups de billets à prix très réduits. La démarche est louable mais, forcément, ça a coincé là où ça compte vraiment : le terrain. Et présenter une telle bouse durant 45 minutes devant des enfants qui n’ont rien demandé, c’est à la limite du pénal.
J’ai aimé :
-L’ouverture de l’Espace Famille. C’est une excellente initiative pour viser un public plus large et travailler sur la future génération de supportrices et supporters de notre club. En revanche, est-ce que la Direction du LS peut aller encore plus loin avec les familles et définitivement interdire les affiches en carton du genre « Zohouri je t’aime ! Ton maillot stp » ? La sécurité te force à déposer ton sac au vestiaire (payant, même pour les abonné-e-s…) s’il est plus grand qu’une feuille A4, par contre ces pancartes entrent comme dans un moulin. Je fais partie de ceux qui trouvent ces messages insupportables (encore plus que de la compote sur de la sauce bolognaise, c’est dire) et qui se réjouissent que le LS communique une bonne fois pour toute à ce sujet et bannisse ces déchets. L’Ajax, pour ne citer que lui, a eu la très bonne idée de franchir le pas (l’article en question de So Foot est à votre disposition ici) ;
-Notre numéro 10 et capitaine Custodio. Quel match, quelle abnégation et quel patron au milieu du terrain ainsi qu’en défense quand il s’agit de dépanner. Et son tacle en toute fin de match a le poids d’un but ;
-Labeau, son but et sa rage après avoir égalisé. Il totalise déjà 14 buts à ce jour, tant en championnat qu’en Coupe. C’est LA satisfaction de cette première partie de saison, et de loin ;
-La prestation de Giger et Suzuki sur leur aile. Ils sont passés à chaque voyage ou presque ;
-Le festival de Sanches. Quel talent, quel joueur ! Mais malheureusement il tarde parfois à lâcher son ballon et c’est un poil irritant ;
-L’apport offensif de Coyle et son travail de l’ombre toujours utile et apprécié ;
-La réaction de Magnin à la pause. En opérant deux changements et en abandonnant son 3-5-2, il aura eu le mérite d’essayer d’inverser la tendance ;
-La sortie d’un pote qui m’a susurré à l’oreille en fin de match je cite : « dommage qu’il n’y ait pas la règle de trois corners = un pénalty ». En effet, cela nous aurait très certainement sorti de la gonfle.
Je n’ai pas aimé :
-Comme (trop) souvent, la faible affluence et le manque d’engouement un dimanche à 16h30, toussa toussa ;
-Le froid et le fait d’avoir eu l’idée ingénieuse d’oublier mes moufles à la maison ;
-Les prestations en dents de scie de Gaudino ;
-Le pied gauche des joueurs lausannois dans les 20 derniers mètres. Chez certains, il sert uniquement à débrayer ou descendre du bus. Cela nous fait un point en commun, c’est toujours ça de pris ;
-La « prestation » de Sow. On était à la limite de la faute professionnelle. Entre les passes ratées à moins de 7 mètres, les relances foireuses et sa pseudo implication offensive (le type baisse la tête quand la balle lui arrive sur le front), j’ai cru qu’on se foutait de nous et que Magnin avait mis un clown sur le terrain pour divertir les enfants. Ce joueur ne doit plus être titulaire, voire être envoyé chez les M21 ;
-La stupide expulsion de Dabanli. C’est un joueur qui a certes du caractère et cela nous fait du bien. Mais avec ce carton rouge (son deuxième cette saison), il a foutu ses petits copains dans la merde. Et ce n’est pas la première fois qu’il joue avec le feu. A corriger ;
-En parlant de cartons rouges, notre défense en totalise 5 depuis le début de la saison. C’est trop, beaucoup trop ;
-Notre stérilité offensive (4 tirs cadrés seulement dimanche), la première mi-temps catastrophique et le fait de ne pas battre un néo-promu. Pendant ce temps-là, Wil étalait Aarau 6-1. CQFD ;
-Voir Turkes s’échauffer dans le vide et ne pas entrer en jeu alors qu’on a eu un wagon de corners et qu’il excelle dans cette exercice ;
-Notre incapacité à renverser un match. Cela fait des lustres (c’est le prénom) que nous sommes incapables de remporter les 3 pouéingues après avoir été menés au score, exception faite du match de Coupe contre Zurich ;
-Le manque d’organisation et de tactique. Le LS a poussé tant bien que mal pour aller chercher la victoire après avoir égalisé mais que ce fut la laborieux. J’ai le sentiment que les joueurs se cherchent encore par moment ;
-L’arbitrage. Une nouvelle prestation médiocre, avec notamment plus 7 (!) cartons jaunes distribués en première période ;
-Notre mauvaise série. Pour rappel, la dernière victoire remonte au 21 octobre contre Thoune. Et être bientôt positionné dans le ventre mou avant les Fêtes c’est quand même ballot ;
-Cet escroc de Pollero qui réalise un assist ;
-La gestion du cas Elton (je précise) Monteiro. J’aimerais bien savoir pourquoi il est banni.
Le LS a joué la fleur au fusil. Les joueurs n’ont strictement rien appris du départ raté contre YB 4 jours auparavant. C’est grave, inquiétant et désolant. Je me demande si cette équipe peut en l’état se battre pour le haut du classement et si elle a suffisamment de caractère pour lutter dans ce genre de matchs. Les stigmates des deux escrocs sont encore présents. La preuve, une école de cirque a animé l’avant match sur l’esplanade.
Cet effectif a besoin de retouches, c’est impératif. Le mercato hivernal sera une étape charnière, un tournant de la saison. Si Ludo parlait cet été de ne pas reproduire les mêmes erreurs commises avec Zurich en recrutant à nouveau trop de joueurs avec pour conséquence une mauvaise alchimie dans son équipe, force est de constater qu’il faut prendre le risque (qu’est ce qu’il ne faut pas écrire quand on supporte ce club) de se renforcer cet hiver afin de consolider et bonifier cet effectif pour enfin montrer un meilleur visage dès la reprise en 2024. Toutes les équipes connaissent des passages à vide, c’est même normal. Mais nos joueurs doivent maintenant montrer que le leur est terminé et effacé des mémoires. Tout autre résultat que 2 matchs 6 points d’ici la trêve hivernale sera un échec. Seule la vérité du terrain compte, le reste n’est que garniture.
A INEOS aussi d’assumer ses choix qui nous ont conduits à cette deuxième relégation en mettant la main à la poche. Et celles et ceux qui ont encore le culot de défendre notre propriétaire bec et ongles et qui se mettent à genou en toute circonstance (suivez mon regard), je leur réponds avec ces quatre mots : Cissé, Zohouri, relégations et George. Fin du débat.
Pour terminer, j’ai vraiment l’impression de répéter les mêmes choses, tout comme un journaliste sportif de la RTS qui fait huit fois la promotion de Sport Dimanche et du menu de l’émission lors d’un direct, mais je suis obligé de reparler des limites d’INEOS et le manque de gouvernance au LS. On ne sait toujours pas qui dirige le club et prend les décisions. Vincent Steinmann est souvent sur le devant de la scène, soit. Mais qui tire réellement les ficelles ? Qui a la carrure, le carnet d’adresses et l’amour du club pour le défendre et le promouvoir en toute crédibilité ? Qui vient taper du poing sur la table lorsque les résultats ne suivent pas et qu’il faut secouer le cocotier ? Est-ce que le nouveau président est vraiment l’homme de la situation sous prétexte qu’il habite la région et qu’il a levé les yeux lorsqu’il a fallu trouver une bonne pâte ? Magnin et sa personnalité tant attachante que locale personnifient l’arbre qui cache la forêt. C’est incontestablement la tête de gondole qui agit comme soupape pour une direction encore en reconstruction. Mais ce mode de fonctionnement n’est de loin pas viable et crédible. Et je ne parle pas du pari d’avancer sans directeur sportif, car il y a de quoi écrire quelques lignes tant cette décision est à la fois risquée et lunaire. Force est de constater que les manquements organisationnels, l’absence de fil rouge et de projet cohérent ainsi que les erreurs commises depuis juin 2020 (voire janvier 2018) sont autant de boulets qu’il faut trainer et, par conséquent, qui nous ralentissent. Y’en a décidemment point comme nous.
By Védouble.

Une réflexion sur « Un match nul. »