Pour ses retrouvailles avec son public qui plus est dans son magnifique nouvel écrin, notre FC Lausanne-Sport s’est quelque peu pris les pieds dans le tapis alors que tout était réuni pour bien faire. Comme un sentiment de déjà-vu. Sur le plan sportif, le LS a été trop timide face à un adversaire beaucoup plus rodé, entreprenant et qui en dérangera plus d’un cette saison. Quant aux à-côtés, il y a à boire et à manger et voici nos impressions pêle-mêle.
On a aimé :
-Le bonheur de retourner au stade avec ses potes, taper des thèses à rallonge et sans se tenir à 3 sièges d’écart avec un masque sur le museau. Un doux air de retour à la normalité. Pourvu que ça dure ;
-La facilité d’accès au stade, que ce soit en voiture ou en bus. Le club a réalisé un très bon travail à ce niveau. L’arrivée est fluide et c’est plus qu’agréable. Nous n’avons toutefois pas pu tester le parking du SAN mais il semblait que la file de véhicules s’allongeait et que les occupants étaient deux au maximum alors que la consigne était d’être quatre par véhicule pour accéder à ce parking ;
-La beauté de ce stade, la qualité des infrastructures et la visibilité. Même depuis les derniers rangs sous le toit, la vue est imprenable. Abonnés en tribune D, nous n’avons de facto pas suffisamment de recul pour parler des endroits encore inexplorés. Si le club nous lit et souhaite nous inviter en VIP pour un match afin que l’on se fasse une idée et donc un article, on accepte volontiers ;
-L’avant-match est rassembleur et festif. Entre le bar et sa terrasse, la séduisante boutique et cette esplanade face à la tribune principale, on a enfin l’impression d’arriver devant un vrai stade de football. Quel pied ;
-L’hymne vaudois avant le match ;
-Le personnel souriant et disponible, le choix de nourriture et les prix abordables aux nombreuses buvettes sous la tribune D ;
-Renaud de Vargas qui bouélait des consignes aux joueurs tel un entraîneur d’une équipe de 4e ligue jouant le ventre mou du classement.
Morceaux choisis : « on écaaaaaarte, voilàààààààà, sors sors SOOOOOORS, on regarde le copain, on ne dit pas laaaaisse, pas deux sur le ballon ! » Christian Constantin semblait posséder la même richesse de vocabulaire lors de ses piges sur le banc ;
-Le public lausannois qui répond (enfin ou presque) présent. En effet, plus de 4’500 spectateurs ont garni les travées du Stade de la Tuilière en plein mois de juillet ;
– Le G bar, sa déco, son ambiance et son choix de bières. Quel bien ça fait de boire autre chose qu’une pisse tiède en avant-match. En revanche, le service est un peu lent mais on mettra ça sur le compte de la première fois. Au bar comme au lit, on s’attend à ce que la deuxième fois soit plus réussie que la première ;
-Les bières jetées sur le joueur saint-gallois qui vient provoquer la tribune D juste après avoir ouvert le score. Entre nous, l’arroser de bière n’est pas très malin, tout comme la provocation, on s’entend. Mais voir son coéquipier énervé et vexé de se faire rincer valait son pesant de cacahuètes. Même Diaw avait l’air de lui dire « chef, tu t’attendais à quoi ? Casse-toi. » ;
-Le tribune D réservée aux supporters lausannois. Spacieuse et avec des barrières pour s’appuyer. Idéal pour se reposer le bras entre deux gorgées ;
-La technique et la fougue de N’Guessan et le but de Ouattara juste devant nous.
On a moins aimé :
-La pauvreté du jeu lausannois. Nous n’avons que trop peu vibré. Une prestation insipide qui, on l’espère, servira de déclic pour la suite ;
-Les relances incessantes depuis derrière alors que Saint-Gall pressait très haut. C’est presque encore plus imbuvable que ces corners joués à deux. C’est dire ;
-Le manque de créativité et d’efficacité offensive couplés à la lourdeur et à la passivité de la défense lors des deux buts encaissés ;
-La fermeture du secteur visiteur et la « gestion » de la cinquantaine de supporters saint-gallois restés aux abords du stade (sous le Loupo Kop…) pour supporter leur équipe. Le manque flagrant d’organisation des services d’ordre a eu comme conséquence un bref échange de cartes de visites entre une poignée de supporters devant le stade peu après le coup de sifflet final. A ce niveau, un tel manque d’anticipation et de professionnalisme fait vraiment tache ;
-Hormis la brasserie, il manque à priori d’autres endroits pour se retrouver au chaud. Quand nous serons plus que 6’000 au stade en hiver, cela risque d’être un poil étroit. Mais, comme pour le reste, soyons patients. Au vu de l’excellent travail réalisé par le club depuis 2018, on ne peut que s’attendre à être agréablement surpris ;
-Le choix de bières aux buvettes sous la tribune D. Bien qu’il s’agisse certainement de contrats juteux avec de grandes marques (au niveau de la taille du bilan, pas du talent), c’est toujours tristounet de devoir se coltiner un bière fade en regardant le match ;
-Le résultat final face à un adversaire certes supérieur dans quasiment tous les compartiments du jeu mais contre lequel on se devait de proposer davantage. Que ce soit dans l’intensité, les duels, les appels de balles et la discipline. Tout ou presque, quoi ;
-L’absence de miroirs aux toilettes. On fait comment si on a un bout de saucisse entre les dents ? Hein ? ;
-La couleur du polo de Borenovic ;
-Le mutisme des groupes de supporters du LS en réponse à la fermeture du secteur visiteur pour les deux premiers matchs de la saison. On respecte leur décision mais c’est si dommage de retrouver le chemin du stade, découvrir notre nouvelle résidence secondaire et ne pas pouvoir pleinement exploiter le potentiel vocal qui s’offre à nous.
By Védouble.

Une réflexion sur « Quelle tuile, hier. »