Nom de Diaw, c’était beau !

Ce dimanche 20 septembre 2020 marquait le grand retour du FC Lausanne-Sport dans l’élite du football helvétique après 2 longues saisons de purgatoire en deuxième division nationale. Les grands décideurs de la Swiss Football League nous avait même fait l’honneur d’inaugurer cette nouvelle ère par un derby contre notre grand rival du bout du Lac Léman, le Servette FC.

Bien que tout supporter du LS se réjouissait de ce premier match en LNA, la situation sanitaire (encore elle…) venait gâcher quelques peu nos retrouvailles avec l’équipe genevoise. COVID oblige, diverses mesures avaient été prises en amont pour garantir la sécurité des 1000 spectateurs présents à la Pontaise. En effet, pour l’inauguration de La Tuilière, on repassera. Masque obligatoire, places numérotées et interdiction formelle de boire debout font désormais partie du paysage footballistique helvétique de cette fin d’année vingt vingt.

J’entame ce nouvel exercice avec un stress non dissimulé. Si l’on ne tient pas compte du retour de prêt du « Grande Simone » Rapp (que j’ai croisé en civil à la buvette Cardinal en début de match), le LS affiche un inquiétant différentiel de -4 sur le marché des transferts. Pour un club ambitieux tel que le Lausanne, une telle timidité peut éveiller quelques doutes sur la capacité du club vaudois à régater avec les meilleurs clubs du pays ces prochains mois. Mon acolyte m’a fait remarquer qu’en période de COVID-19 la majorité des clubs suisses et européens s’étaient montrés discrets en matière de dépenses et qu’il s’agissait d’une tendance généralisée. Mouais, me voilà guère rassuré…

Trêve de bavardage, place au match ! Le LS se présente face aux genevois avec un audacieux 3-5-2 composé, entres autres, d’une intéressante charnière défensive Loosli-Monteiro-Nanizayamo. Du très solide, sur le papier. À noter également la titularisation de Mory Diaw dans les cages vaudoises. Devant, notre duo magique de la saison dernière est reconduit. Pour combien de temps encore ? Chères lectrices, chers lecteurs, le débat est ouvert.

Lausanne démarre fort cette première période et se montre séduisant. Exit le jeu stérile de la reprise post COVID, les Lausannois sont concentrés et sérieux dans leurs placements. Appliquant à la perfection le schéma de jeu pensé par le divin chauve, le LS croit faire chavirer la Pontaise lorsque AZ9 plante le premier but de la partie. Hors-jeu n° 1. Ma bière a failli voler. Par chance, quelques instants plus tard, Boranijasevic offre sur un plateau le 1 à 0 à son camarade à moustache, Aldin Turkes, après un sensationnel sauvetage sur la ligne de touche. Malheureusement, plus grand chose à se mettre sous la dent jusqu’à la pause.

La deuxième période débute comme elle s’était terminée. Le pressing intense du SFC nous donne quelques sueurs froides. C’est à ce moment précis que Chrigu se décide à placer un subtil coup-franc dans le petit filet gauche de Frick. Ce n’est pas cher payé pour le LS qui faisait jusqu’à cette 56e minute bien plus que jeu égal avec son adversaire du soir. Peu après, Zeqiri plante le 3e but lausannois sur une passedé’ de son gars Turkes. Hors-jeu n° 2 après de très (trop) longues minutes de suspens et une décision cruelle de la VAR. La fin de match est clairement à l’avantage des Servettiens. Le LS semble balbutier son football et encaisse la réduction du score sur un pénalty tiré par Grejohn Kyei. Les derniers instants semblent durer une éternité. Heureusement pour le public vaudois, Mory Diaw nous sort quelques parades salvatrices et permet à son équipe d’assurer les 3 points de la victoire. Merci beaucoup Mory !

Avant de conclure, j’adresse une mention spéciale au gamin du 1010, Cameron Puertas, pour sa débauche d’énergie. Durant 90 minutes, il a couru l’équivalent d’un marathon et a gratté plus de balles que de tribolos dans un PMU. Je n’ai pas peur de dire que ce joueur a un très bel avenir devant lui !

By Pierre Egli.

LS-SFC, dernier derby de l’histoire au stade olympique de la Pontaise…

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