Transferts sous l’ère INEOS : flop #1

Sans surprise, Enzo Alan Zidane Fernández colle aux basques de son collègue suédois pour la place tant convoitée de plus grand flop depuis que les britanniques d’INEOS ont repris les commandes de notre club. Il truste donc la première place de notre classement, place partagée à égalité parfaite avec Alexander Fransson.

Porter le patronyme de son illustre père n’est pas une mince affaire pour le jeune Enzo, on le conçoit bien volontiers. Nous, supporters, attendions sans doute beaucoup trop de l’ex-joueur du Real Madrid. Il devait amener au LS une vista digne du beau jeu à l’espagnole et des capacités techniques au-dessus de la moyenne. Mais surtout, il n’y avait rien d’utopique à espérer que l’expérience – hors-pair – acquise durant plusieurs saisons aux côtés des plus grands joueurs de la planète pourrait être une opportunité unique pour le Lausanne-Sport dans sa quête de l’Europe. Que nenni. La réalité fut tout autre.

De son passage au sein de notre club de cœur, nous retiendrons surtout l’attitude nonchalante qu’a baladée Enzo sur toutes les pelouses de Super League, l’absence d’impact dans le jeu lausannois ainsi qu’un sentiment d’ennui marqué quant au fait d’évoluer dans le championnat suisse. Malgré
quelques faits de jeu intéressants, Enzo a surtout semblé manquer cruellement d’un mental voire d’une attitude dignes d’un joueur de football professionnel. Je me répète sans doute : le fait d’être couvé depuis son plus jeune âge par des parents surprotecteurs et de se voir « poussé » à suivre les traces de son paternel plus par filiation que par talent n’a eu de cesse de forger un ego
potentiellement exagéré chez notre principal intéressé. Bien entendu, passer de Cristiano Ronaldo à Nicolas Gétaz comme partenaire d’entraînement peut sembler déstabilisant pour un jeune joueur. Néanmoins, les chiffres ne mentent pas. 5 bouts de matchs en Liga ne suffisent pas à crédibiliser le CV d’un joueur de football aussi talentueux qu’il puisse être. Ou paraître plutôt ?

Personnellement, au sentiment de pur échec se mêle une certaine amertume dans la gestion du cas Enzo Zidane. Le championnat suisse, et particulièrement la deuxième division, aurait été un tremplin idéal pour enfin lancer la carrière d’un joueur prometteur et lui permettre de se faire un vrai nom ou, plus simplement, d’être considéré en tant que tel. Comme l’a formulé autrefois un certain Perceval.

By Pierre Eggli.

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