Place maintenant aux vice-champions. Parmi les flops, deux joueurs sont arrivés parfaitement ex-aequo. Cette situation traduit plutôt bien le souvenir laissé par ces deux individualités et les départager n’aurait pas été de tout repos pour nos méninges. Afin de garder un semblant de suspense digne d’Alfred Hitchcock, nous ne dévoilerons qu’un flop ce jour.
Top #2 : Stjepan Kukuruzovic
Doux Jésus, mais que ce fût laborieux ! La saison 2018-2019 a semblé durer une éternité. L’impression que chaque match ressemblait à une conférence en patois haut-valaisan, suivi d’un débat entre un muet et un aveugle, le tout avec le chauffage en panne et une cramine qui obligerait Mike Horn à avouer sans gêne aucune « je vais mettre une petite laine ». Et le tout avec un apéro dînatoire composé de pain sec et d’eau chlorée. Quelle PURGE !
Kuki n’est bien sûr par le seul responsable, loin de moi cette idée. Malheureusement pour lui, ou heureusement, il est deuxième de ce classement, donc je ne peux pas occulter ce qu’on a du se forcer à subir la saison passée. Néanmoins, cette saison ressemble à celle du renouveau sous le maillot lausannois pour notre métronome. Autant l’an dernier on se demandait pourquoi Contini est allé le chercher pour ensuite ne pas savoir qu’en foutre. Autant cette saison on se demande comment on pourrait s’en passer. Son repositionnement un chouïa en retrait le bonifie. Confortablement installé devant la défense au coeur d’un milieu en 4-3-3, Kuki nous impressionne un peu plus à chaque match. Précieux à la relance (son mauvais pied ne lui sert pas uniquement à descendre du bus) et calme balle aux pattes, notre capitaine affole également les statistiques avec 14 assists en 23 matchs. Tout simplement phénoménal.
By Védouble.
Flop #2 : Alexander Fransson
À l’orée de la deuxième partie de la saison 2017-2018, nous avons dû accepter, à contre-cœur, le départ de notre métronome de l’époque. Je parle bien sûr du grand (à ne pas lire au sens propre du terme) Samuele Campo qui a mis les voiles direction le FCB, son club formateur. Pour faire passer la pilule et ne pas déséquilibrer le système de jeu de Fabio Celestini, le club rhénan nous prêtait poliment Alexander Fransson. Sans manquer de respect à cet international suédois (8 sélections avec les A), Fransson a débarqué sur les bords du Lac Léman avec, dans les guitares, à peine plus de 20 minutes de jeu en moyenne sur les 19 premières journées de championnat. En parallèle, Campo quittait les bleus et blancs après 18 matchs joués sur 19 possibles et près de 75 minutes en moyenne sur les terrains. Premier déséquilibre flagrant.
- 0 but 0 passe décisive pour le Lausanne.
- Retour au FC Bâle en fin de saison et transfert immédiat chez son club formateur, Norrköpping. « Välkommen hemskatt Alexander » !
- Last but not least : une non-convocation pour la Coupe du Monde 2018 alors que le joueur venait se relancer au LS pour espérer une place parmi les 23 scandinaves du voyage en Russie.
Second déséquilibre flagrant ? Alors que le FC Bâle réalisait un coup de poker gagnant, le LS entamait gentiment sa lente descente aux enfers avec comme point d’orgue une relégation dans l’anonymat de la Brack Challenge League.
By Pierre Eggli.