Après 5 interviews rondement menées, nous vous proposons exceptionnellement aujourd’hui un dernier roûnde de notre série en compagnie de Jean Olivier, plus communément appelé João Oliviera ou encore João Pedro Abreu De Oliveira pour les puristes.
Natif de Nyãon sur les bords du Lac Lemãon, et pas de genève ces messieurs les républicains, notre numéro 17 a débuté sa carrière footballistique au FC Gingins, poursuivi au Stade Nyonnais puis au centre de formation du FC Bâle, pour rejoindre ensuite çui du FC Lozärn et d’y passer professionnel. Joueur rapide et à l’aise balle au pied, il a par la suite rejoint un championnat reconnu pour ses individualités techniques, ses pelouses irréprochables et son sens aigu de la tactique et du beau jeu : l’Ekstraklasa. Après une année sur les bords de la mer Baltique, il a rejoint en grandes pompes (cirées) le club phare de Suisse romande avec comme objectif une montée en Helena. Cet entretien tiré par les poils est l’occasion de faire connaissance avec notre ai’ier trop souvent remplaçant malgré le fait qu’il ait la dalle, foda-se. Boa leitura a todos !
1. Salut João, merci de nous accorder un peu de ton temps. Première question, comment vas-tu et peux-tu nous décrire une journée type durant le confinement ?
Boa tarde ! Attendez je prépare le bacalhau à braz avec mes parents. C’est un peu le chantier dans ma cuisine, ça me met de mauvais poil. Je vais bien et j’arrive à m’occuper convenablement histoire de ne pas me retrouver dos au mur à la fin de la journée. Je construis mes journées comme ça : au réveil, prego no pão avec le café et un verre de lait, ensuite je m’entraîne, après place à la cuisine et au bacalhau et enfin petite sieste méritée de 13h à 17h. Au réveil, je pars promener mon chien Huguet et quand il est fatigué et bien ma fois je porte Huguet. Le soir, c’est souper en famille avec bien sûr un verre de porto et des pastéis de nata, c’est la crème des dessert. Je termine toujours avec un Bandida do Pomar en jouant aux cartes avec ma famille.
2. Peux-tu nous donner quelques conseils pour garder une ligne exemplaire durant cette quarantaine ?
Pour garder des cuisses en béton, je fais beaucoup de squats. Et comme j’ai souvent tendance à le dire, la préparation physique est à la performance ce que le béton est au domaine de la construction, à savoir un fondement essentiel et incontournable. C’est un peu capillotracté mais vous m’avez compris. Sinon, je profite de travailler mon jeu de tête en mettant des coups de casque dans mon ballon. Ensuite je bâche.
3. Peux-tu adresser un message aux supporters afin qu’ils gardent le moral ?
La dernière fois que l’on s’est vus à la Pontaise, on se les p’lait. Soyons positifs et disciplinés. Les retrouvailles au stade ne seront que plus belles avec en prime un soleil radieux et des températures à envoyer l’entier de la communauté portugaise à Vidy avec toute l’arbre généalogique vivant et la moitié du mobilier.
4. Un dernier mot pour la fin ?
Às armas !
By Védouble et Pierre Eggli.