Vraie-fausse interview #5 : Dan Ndoye

Eh oui, notre petite série touche (déjà) à sa fin. Nous avons montré les crocs et nous sommes frottés à Lupo, Zeqiri nous a offert un entretchien décoiffant, Cabral et Moudon se sont unis pour votre plus grand plaisir et nous avons même tendu notre micro au plus Lausannois des Norvégiens, Per-Egil Flo. Ces rencontres ont été l’occasion de prendre des nouvelles de nos joueurs, de faire un peu plus connaissance et, par-dessus tout, garder le contact avec les supporters. On entreprend virtuellement le court déplacement qui nous mène à Saint-Prex dans le but (roh ça nous manque) de nous entretenir avec celui qui a signé son premier contrat professionnel avec le LS il y a un peu plus de douze mois.

Âgé de 19 ans seulement et promis à un bel avenir sous nos couleurs (car on est d’accord, Nice n’était qu’un mauvais rêve), l’international suisse M21 s’exprime dans un français limpide et léché, comme peu de jeunes gens de son âge. Signes distinctifs : vivacité, explosivité, vitesse, passivité défensive intermittente et la famille qui endosse le rôle d’agent de joueur.

1. Salut Dan, merci de nous accorder un peu de ton temps. Première question, comment vas-tu et peux-tu nous décrire une journée type durant le confinement ?

Bonjour Messieurs et je vous adresse en premier lieu mes plus sincères remerciements pour l’entretien que vous me consacrez. Je me porte très bien, et ce malgré les circonstances. Comme disait Socrate : “rien n’est trop difficile pour la jeunesse”. Il est plutôt aisé pour moi de vous conter la manière (pas Jérémy) dont je m’occupe du lever du soleil et ce jusqu’au coucher de ce dernier. Aux premières lueurs du jour, tandis que mon estomac se réveille gentiment, j’ingurgite un repas matinal composé d’aliments sains qui me donnent la force nécessaire afin d’affronter la journée qui m’attend. S’en suivent un footing de trois douzaines de minutes ainsi un copieux déjeuner de la mi-journée avec les membres qui composent ma famille. Puis, afin de garder des sujets de discussion avec mes compères de l’attaque lausannoise, je m’efforce à me divertir devant ma console de jeux nonobstant le faible intérêt que j’y porte. Exercices physiques et dîner léger coïncident avec mes deux ultimes activités quotidiennes. De vous à moi, je m’endors en continuant à lire mon livre du moment. Il s’agit des Misérables de Victor Hugo.

2. Peux-tu nous donner quelques conseils pour garder une ligne exemplaire durant cette quarantaine ?

Je ne souhaite guère faire dans le néologisme en vous avouant que je Zeqirise mes journées devant Instagram et ma console, mais je dois bien admettre qu’un petit reportage sur Arte se glisse parfois entre mes obligations professionnelles. Bien entendu, j’applique scrupuleusement les consignes édictées depuis la France par notre préparateur physique de feu l’ETG.

3. Peux-tu adresser un message aux supporters afin qu’ils gardent le moral ?

Bien que je sois transféré à Nice et que je reste au LS sous la forme d’un prêt jusqu’à la fin de la saison, mon corps et mon esprit restent focalisés sur les objectifs lausannois avant d’éventuellement déambuler sur la Côte (et je ne parle ni du journal, ni de Rolle, Nyon ou encore Saint-Prex). Je profite de la vitrine que vous m’offrez afin de remercier tous les fans pour leur soutien inconditionnel et sans faille. J’espère pouvoir prendre congé d’eux de manière correcte en leur rendant la pareille sur le pré rectangulaire composé de gazon.

4. Un dernier mot pour la fin ?

Sinécure.

By Védouble et Pierre Eggli.

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